Blog de l'Union Départementale CFTC-PSE du Rhône
En préalable à cette réunion, la CFTC réaffirme sa volonté de voir inscrire dès septembre une Instance nationale de concertation sur les réorganisations dans la branche famille.
Nous avons pris acte de l’avancée de la réunion du 30 novembre au 7 novembre, mais estimons que ces questions doivent être traitées en urgence.
Le directeur de l'UCANSS fera part de notre demande au COMEX et la direction de la branche famille
Nous abordons dès lors le sujet de la réunion.
Dans un premier temps, Mr Renard souhaite faire une première analyse de la situation : Il informe les organisations syndicales de la volonté de l’employeur dans ce dossier sensible, cette question a fait l’objet d’un premier travail en amont de la part du COMEX . Cette première réunion, organisée sous la sous forme d'un groupe de travail, doit permettre à chaque fédération de faire-part de ses analyses et de ses intentions
La réflexion portera sur les éléments de rémunération (protocole 2004) et sur la classification (protocole de mai 92).
Si nous nous appuyons sur les bilans et diagnostic, les constats suivants peuvent être faits :
◊ 70% des salariés de l’institution sont positionnés sur 2 niveaux, 3 et 4
◊ L’importance du niveau pour les salariés en matière de reconnaissance est essentielle
◊ Une attente forte de la part des managers et cadres de proximité
◊ Un système peu lisible
•Confusion des différents éléments constituant la rémunération
•Un besoin de garantie en terme de rémunération
•Un équilibre performance / compétence peu lisible
Nous devons donc nous interroger, employeur et organisations syndicales, sur les évolutions souhaitables et sur les outils qui permettraient une réelle avancée
L’employeur attend de cette première réunion que des pistes de réflexion commencent à émerger
La CFTC se félicite qu’enfin l’employeur ouvre le débat, après avoir pendant 3 ans programmé ce thème de négociation sans en avoir ouvert le chantier. Toutefois nous resterons sur notre réserve. En effet, nous ne pouvons pas occulter le climat de morosité actuel et les restrictions budgétaires à venir.
Une refonte de la classification a un coût, et la CFTC s'interroge sur l'obtention des budgets -nécessaires.
Par ailleurs, nous ne pourrons pas faire l’impasse sur un bilan complet et objectif des effets de la classification d’une part et du protocole 2004, d’ autre part sur une mesure et un chiffrage précis des évolutions salariales et de l'évolution du pouvoir d’achat sur les 5 dernières années.
Pour la CFTC, cette négociation doit aboutir à plus d’équité. Elle revendique une refonte globale du protocole d’accord de 2004 et souhaite préciser quelques idées fortes sur la classification : la grille devra concerner l’ensemble des salariés sans clause particulière et avoir une durée de vie limitée.
Mr Renard insiste sur les intentions de l’employeur de répondre aux insuffisances pointées.
Il entend les demandes de chiffrage et de mise à disposition de bilans objectifs. A cet effet, il fait prévaloir les bilans communiqués lors des observatoires régionaux s et s’engage à les rediffuser
Il entend les préoccupations des fédérations sur les questions budgétaires, mais n’a pas de réponse à apporter si ce n’est faire prévaloir à la tutelle les efforts réalisés sur la maîtrise de la masse salariale par l’institution.
Il nous faut trouver des mécanismes qui permettent de valoriser la compétence, l’implication et l’expérience et l’employeur indique rester ouvert à toutes propositions.
La CFTC a réfléchi à cette problématique et sur d ‘éventuelles pistes de travail
Nous sommes très attachés à la politique de la valeur du point et souhaitons une déconnexion classification/mesures salariales
Nous sommes très attachés à la notion de niveau et à celle des emplois repères
Nous souhaitons revaloriser l’expérience et ce tout au long de la carrière et nous pensons que la reconnaissance par l'attribution de points d'expérience doit être revue en faisant sauter le verrou des 50 points maximum.
Nous ne sommes pas totalement opposés à la notion de mérite, mais attirons l'attention sur les dérives et demandons la mise en place d’une certaine automaticité.
Nous souhaitons une harmonisation des emplois, en effet nous attirons l’attention de l’employeur sur les disparités constatées notamment pour les emplois d’expertise, organisation, contentieux, qui correspondent à des missions nouvelles confiées aux branches, mais ne sont parallèlement pas reconnues à leur juste valeur.
Nous proposons un passage automatique au niveau supérieur lorsque le salarié a atteint le maximum des points dans ses plages d'évolution (compétence et expérience).
Enfin nous demandons la mise en place d’une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences dynamique.
Par ailleurs, nous devons réfléchir à la problématique du pouvoir d’achat, comment dans le cadre de la RMPP mesurer la part de mesures générales et la part de mesures individuelles ?
Au vu des demandes formulées, Mr Renard souhaite poursuivre les travaux de ce groupe par une nouvelle séance et propose de se réunir à nouveau le 4 septembre 2012.
Il s’engage à faire remonter les premiers éléments de réflexion au COMEX.